MST et IST : tout sur les maladies et infections sexuellement transmissibles

MST et IST : tout sur les maladies et infections sexuellement transmissibles

Les maladies sexuellement transmissibles (MST), désormais nommées infections sexuellement transmissibles (IST), sont des maladies infectieuses qui sont dues à la transmission de germes pathogènes lors d’un rapport sexuel. Une MST nécessite un dépistage précoce pour limiter le risque de complication.

Qu’est-ce qu’une MST ?

MST est l’abréviation pour maladie sexuellement transmissible. Anciennement nommée maladie vénérienne, une MST est une maladie infectieuse qui peut être causée par différents germes pathogènes. Ces derniers sont transmis lors d’un rapport sexuel, quel que soit son type, entre deux partenaires. Certaines MST peuvent également être transmises par le sang et le lait maternel.

A quoi correspond une IST ?

IST est l’abréviation pour infection sexuellement transmissible. Depuis quelques années, le sigle IST tend à remplacer l’abréviation MST. D’après les autorités de santé publique, « utiliser le sigle IST, c’est inciter au dépistage (même) en l’absence de symptômes ». Par conséquent, la seule différence entre une IST et une MST concerne la terminologie utilisée. Les sigles IST et MST désignent les mêmes maladies.

Quelles sont les causes d’une MST (IST) ?

Une IST peut être causée par plus d’une trentaine d’agents pathogènes sexuellement transmissibles. Ces derniers peuvent être :

  • des bactéries, telles que Treponema pallidum, Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis ;
  • des virus, comme le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite B (VHB), le virus Herpes simplex (HSV) et le papillomavirus humain (PHV) ;
  • des parasites, dont Trichomonas vaginalis.

Quelles sont les principales MST (IST) ?

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les huit germes pathogènes évoqués ci-dessus sont impliqués dans la majorité des cas de MST. Parmi celles-ci, figurent :

  • la syphilis, une infection par la bactérie Treponema pallidum, qui se manifeste par un chancre et qui peut évoluer et entraîner d’autres complications si elle n’est pas prise en charge à temps ;
  • la gonorrhée, aussi nommée blennorragie ou « chaude-pisse », qui correspond à une infection par la bactérie Neisseria gonorrhoeae ;
  • la chlamydiose, souvent nommée chlamydia, qui est due à l’infection par la bactérie Chlamydia trachomatis et qui est l’une des IST les plus fréquentes dans les pays occidentaux ;
  • la trichomonase, une infection par le parasite Trichomonas vaginalis, qui se manifeste le plus souvent chez la femme par des pertes vaginales accompagnées de démangeaisons et de brûlures ;
  • l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB), qui se traduit par une atteinte du foie ;
  • l’herpès génital, provoqué par le virus Herpes simplex, majoritairement de type 2 (HSV-2), qui se manifeste par des lésions vésiculaires au niveau des parties génitales ;
  • l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), qui est responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) ;
  • l’infection par le papillomavirus humain, qui peut provoquer l’apparition de condylomes, des lésions génitales externes, et qui peut favoriser le développement d’un cancer du col de l’utérus.

Qui est concerné par les MST (IST) ?

Les MST peuvent être transmises lors d’un rapport sexuel, quel que soit son type, entre deux partenaires. Elles sont souvent diagnostiquées chez de jeunes adultes. Certaines IST peuvent également être transmises de la mère à l’enfant.

Quels sont les symptômes des MST (IST) ?

Les symptômes varient d’une MST à une autre. Ils peuvent également être différents chez les hommes et chez les femmes. Néanmoins, il existe certains signes évocateurs d’une IST, tels que :

  • une atteinte des organes génitaux, qui peut se traduire par des irritations, des démangeaisons, des rougeurs, des brûlures, des lésions ou encore des boutons ;
  • des pertes inhabituelles au niveau du vagin, de la verge ou de l’anus ;
  • des brûlures lors de la miction ;
  • une dyspaneurie, c’est-à-dire des douleurs et/ou des brûlures ressenties lors d'un rapport sexuel ;
  • des douleurs dans le bas-ventre ;
  • des signes associés comme de la fièvre et des maux de tête.

Quels sont les facteurs de risque de MST ?

Le principal facteur de risque de MST constitue un rapport sexuel à risque, c’est-à-dire un rapport sexuel non protégé.

Comment prévenir une MST ?

Il est possible de prévenir le développement d’une MST en limitant le risque d’infection :

  • une protection adéquate lors de rapports sexuels, notamment grâce au port d’un préservatif masculin ou féminin ;
  • la vaccination contre certains agents infectieux, tels que le virus de l'hépatite B (VHB) et le papillomavirus humain (PVH).

En cas de doute, il est également recommandé d’effectuer un test de dépistage des MST. Un dépistage précoce permet une prise en charge médicale rapide et limite le risque de contagion.

Comment dépister une MST/IST ?

Un test de dépistage des IST est recommandé en cas de doute ou de rapport sexuel à risque. Ce dépistage est d’autant plus important qu’il est possible d’être porteur d’une IST sans s’en rendre compte. Pour obtenir plus de renseignements sur ces tests de dépistage, il est possible de s’informer auprès :

  • d’un professionnel de santé tel qu’un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme ;
  • d’un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ;
  • d’un centre de planification et d’éducation familiale (CPEF).

Comment traiter une MST (IST) ?

La prise en charge médicale d’une MST dépend de l’agent infectieux impliqué. Si certaines IST sont curables, d’autres sont incurables et font encore l’objet de recherches scientifiques.

Parmi les MST curables, figurent notamment la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et la trichomonase. Les études scientifiques se poursuivent pour trouver un traitement médical aux MST incurables tels que l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’infection à papillomavirus humain (PVH), l’hépatite B et l’herpès génital.

Quentin Nicard
Rédaction : Quentin Nicard
Journaliste scientifique
Septembre 2017